Studies on the First Letter to the Thessalonians

Raymond F. COLLINS, Studies on the First Letter to the Thessalonians, « Bibliotheca Ephemeridum theologicarum lovaniensium, LXVI », 1 vol. de XII-420 p., Louvain, Presses universitaires, 1984.

Le titre de l’ouvrage de R.F. Collins, Études sur la Première Lettre aux Thessaloniciens, est quelque peu trompeur : il ne s’agit pas seulement d’études unifiées par leur objet, la Ire Lettre aux Thessaloniciens, mais aussi par leur développement ; leur complémentarité donne au lecteur l’impression de se trouver devant une étude suivie, un quasi-commentaire. Pour accentuer cette impression, l’A. a écrit pour la circonstance une longue Introduction, qui constitue un remarquable status quaestionis sur l’état de la recherche (p. 3-75) ; suivent trois séries d’articles (p. 79-382) : – la première, plus analytique, traite du texte, de son intégrité, de son utilisation liturgique, de certains éléments traditionnels et rédactionnels ;
- la deuxième, plus synthétique, constitue une sorte de mémento de théologie paulinienne, telle que celle-ci ressort de l’Épître ;
- la troisième, plus historique, retrace l’évolution de cette théologie en aval de l’Épître ; enfin, et ce n’est pas là le moindre intérêt de l’ouvrage, une bibliographie impressionnante vient compléter celle fournie en 1956 par B. Rigaux dans son commentaire.

Deux qualités transparaissent tout au long de l’ouvrage : richesse de l’information, clarté et sobriété du jugement. La première ressort au mieux dans le status quaestionis que l’A. a voulu aussi complet et objectif que possible ; la deuxième est très apparente par exemple dans les réflexions concernant les diverses théories mettant en cause l’intégrité de l’Épître, réflexions dont l’opportunité dépasse largement le cas de 1 Thess. […] transforment en fait un écrivain épistolaire occasionnel et passionné en un artiste littéraire dont le style serait statique et stéréotypé » (p. 135).

Vraiment, l’ouvrage de R.F. Collins constitue aujourd’hui le complément indispensable de celui de B. Rigaux. La seule déception devant ces études ne tient pas à l’A. mais à son éditeur : la collection nous a habitués à l’irréprochable, et on s’explique mal qu’on puisse relever six coquilles typographiques dans le status quaestionis, et pas moins de treize dans l’article intitulé « Paul vu à travers ses propres yeux »…

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