Qumrân y el Nuevo Testamento, Aspectos eclesiológicos y soteriológicos

José Maria CASCIARO RAMIREZ, Qumrân y el Nuevo Testamento, Aspectos eclesiológicos y soteriológicos, « Colección teológica, 29 », 1 vol. de 238 p., Pampelune, Éditions de l’université de Navarre, 1982.

Les cinq chapitres de cet ouvrage correspondent à cinq articles parus dans Scripta theologíca, en 1969 pour les deux premiers, en 1975 et 1976 pour les trois autres. Il s’agit en fait de deux ensembles, le premier de caractère ecclésiologique consacré à l’étude lu concept de communauté à Qumrân, le second de caractère sotériologique dans lequel l’A. présente le thème du mystère : dans l’un et l’autre cas, il ne s’agit pas seulement de rassembler les données et de les analyser, mais encore d’éclairer à partir d’elles certains passages ou usages néotestamentaires.

Le caractère analytique et systématique des deux premiers chapitres est certainement plus marqué, et les répétitions deviennent inévitables : tous les vocables (Yahad – au fait, pourquoi marquer le pluriel, p. 33,38,39 etc., par l’adjonction d’un « s » et ne pas avoir utilisé le terme yehidîm îcomme à la p.34 ? – ‘Edah, Qahal, Sôd, Hibbûr ou Heber) sont répertoriés, analysés dans chacun des écrits, ce qui défie toute lecture continue. « L’austérité » est moins grande dans l’étude de la sotériologie dans la mesure où l’A. mène de front l’analyse et la comparaison avec saint Paul.

Il reste que le lecteur fera donc mieux de passer d’emblée aux conclusions pour ne se pencher sur l’analyse qu’en cas de désaccord. De telles conclusions, on en trouve à a fin de chaque analyse, ou mieux encore de chaque chapitre ; et elles nous sont données, au moins pour ces dernières, en espagnol et en latin ! En fait de désaccords, je voudrais en signaler deux : a) Les écrits qumrâniens sont tous d’une seule venue ( cf. par exemple p. 17-21 ou 89), pense notre A. Il est vrai qu’à l’époque où il écrivait ces pages, ni J. Murphy O’Connor ni P. Davies n’avaient encore proposé leurs analyses littéraires de lQS, CD ou lQM ; mais il reste aussi que l’A., dans cette réédition qu’est son ouvrage, n’a pas jugé utile de faire état, ni à fortiori de discuter, de ces propositions. b) L’A. semble penser que le seul contexte littéraire immédiat suffit à déterminer le sens d’un vocable : il ne dit rien ou presque des influences historiques ou géographiques, même s’il est obligé de reconnaître l’existence probable de communautés différentes (ainsi p. 84) ; mais surtout il ne paraît pas s’intéresser au genre littéraire propre à chaque écrit, et qui pourrait bien distinguer les usages linguistiques de IQM et IQSa par exemple, deux écrits que l’A. considère comme apparentés.

Si bien que les nombreuses informations rassemblées par l’A. éclairent peut-être moins, du fait de leur interprétation discutable, le champ qumrânien que celui du Nouveau Testament : la discussion sur l’authenticité du logion Mt. XVI, 18, à partir de 1QH6 : 26 et 7 : 8,9, celle sur l’enracinement juif du terme mystérion que l’on rencontre à plusieurs reprises dans le Corpus paulinien, sont fort éclairantes et demandent qu’on s’y arrête.

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