Luc le théologien, Vingt-cinq ans de recherches (1950-1975)

François BOVON, Luc le théologien, Vingt-cinq ans de recherches (1950-1975), « Le monde de la Bible » , 1 vol. de 480 p., Neuchâtel-Paris, Delachaux et Niestlé, 1978.

Doyen de la faculté de théologie de Genève où il enseigne le Nouveau Testament et les origines du christianisme, F. B. a consacré l’essentiel de son œuvre exégétique à saint Luc. L’ouvrage qu’il nous livre aujourd’hui est une somme. Un status quaestionis extrêmement complet et très pratique. II est réparti de manière thématique en sept chapitres : Le dessein de Dieu ; Histoire du salut et eschatologie ; L’interprétation de l’Ancien Testament ; La christologie ; Le Saint-Esprit ; Le salut ; La réception du salut ; L’Église. Chaque chapitre s’ouvre par une bibliographie très abondante, classée chronologiquement : celle consacrée à la christologie couvre onze pages, en commençant à l’année 1913 ! C’est dire que peu d’œuvres sont oubliées et que le chercheur intéressé par saint Luc utilisera avec profit ce répertoire.

Toutes les grandes œuvres mentionnées dans les bibliographies sont alors reprises et présentées, de manière souvent détaillée, dans des paragraphes thématiques (titres christologiques, Pentecôte, organisation de l’Église, etc.) ou directement pour elles-mêmes (ainsi le chapitre « Réception du salut » s’organise autour de l’étude d’œuvres de Conzelmann, Wilckens, Dupont, Giblet, Michiels, Barclay et Schottroff). Les œuvres mineures aux yeux de l’A. sont décrites dans des notes au cours des chapitres. Plusieurs index, très commodes, viennent compléter l’ouvrage : index des citations bibliques et des auteurs anciens, index analytique, index des auteurs cités, table des matières. Fort bien faits, ces index permettent le retrouver tout de suite soit les ouvrages connus de F.B. sur un thème donné, soit les thèmes abordés par un auteur.

Le travail de F. B. est donc de qualité. De plus, comme il le dit lui-même d’un autre auteur, « le savant exégète ne se contente pas de résumer les ouvrages. Sur chaque point, il présente son opinion personnelle » (p. 151). On pourrait alors craindre une extrême dispersion : c’est pourquoi l’A. s’est aussi chargé de présenter des introductions méthodologiques à chacun des chapitres et de reprendre l’ensemble de ses observations dans des conclusions mesurées qui viennent d’ailleurs auvent proposer de nouveaux objets à la recherche.

A titre d’encyclopédie sur les études lucaniennes, ce livre se recommande à tous pour préparer n’importe quelle recherche : il faudra par contre une solide connaissance de saint Luc pour en entreprendre avec profit une lecture continue, et apprécier le talent de l’A. pour débrouiller l’écheveau de la réflexion théologique.

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